Imprimer cette page

Papiers Auguste Dide

Fermer le formulaire de recherche

Présentation du fonds

-+
  • Nom du producteur
    Dide, Auguste (1839-1918)
  • Présentation du producteur

    Cipion [sic] Auguste Dide est né à Vézenobres (Gard) le 4 avril 1839, fils de Louis, chapelier et de Françoise Micharel. Sa biographie est mal connue. Il quitte le domicile familial avant l'âge de 18 ans pour séjourner à Nîmes, Nice et Paris. Vers 1856, il est clerc de notaire à Genève. Il séjourne environ six ans dans cette ville. A l'Académie, il suit les cours de J.-J. C. Chenevière, d'H.-F. Amiel et de J. Barni; ce dernier influence considérablement sa pensée. En 1864, A. Dide soutient à Strasbourg sa thèse intitulée i[Essai sur la conversion de saint Paul]i sous la direction d'E. Reuss.
    Pasteur libéral, A. Dide publie de nombreux articles dès 1865. Il écrit dans l'hebdomadaire parisien i[Le Protestant libéral]i, ainsi que dans l'i[Almanach de l'Union protestante libérale]i. Il s'y intéresse notamment aux rapports entre protestantisme et Révolution, au travail des enfants, aux idées sociales, au positivisme et au féminisme. Il publie également les ouvrages suivants: i[Genève et l'orthodoxie]i (vers 1865), i[Stendhal et son groupe littéraire]i (1866), i[Auguste Comte et le positivisme]i (1867). Après le siège de Paris qu'il vit lors de la guerre franco-allemande (1870-1871), le pasteur écrit dans l'hebdomadaire libéral i[Renaissance]i où il affirme ses positions républicaines.
    Durant cette même période, une crise synodale voit s'affronter libéraux et orthodoxes au sein de l'Eglise réformée. La victoire de ces derniers contribue vraisemblablement à la rupture d'A. Dide avec l'Eglise. C'est également la période où il se sépare de sa première épouse, Jenny West. Il s'engage toujours plus activement dans le parti républicain. En 1881, il adhère à la loge maçonnique La Fidélité de Lille. Il fonde la revue i[Révolution française]i qu'il dirige de 1881 à 1887 et publie encore i[Hérétique et révolutionnaires]i (1887).
    En 1885, A. Dide est élu sénateur du Gard; deux ans plus tard, il est nommé à la tête d'une fédération ambitionnant de regrouper la gauche républicaine et radicale à l'occasion de la commémoration du premier centenaire de la Révolution. Arrivé au terme de son mandat de sénateur en 1894, il n'est pas réélu. Puis, par son retour en Suisse en 1898, il s'éloigne de la vie politique et intellectuelle françaises et publie notamment i[J.-J. Rousseau: le protestantisme et la Révolution française]i (1910). Il décède à Nice le 16 mars 1918.

  • Modalités d'entrées

    En 1964, dépôt du Centre international de recherche sur l'anarchisme (CIRA) à Lausanne. En 1997, les papiers du CIRA sont restitués, à l'exception des papiers Auguste Dide, transformés en don

  • Numéro(s) d'entrée
    1964/031,1997/050
  • Présentation du contenu

    Correspondances, oeuvres, papiers littéraires, discours, articles, coupures de presse

  • Modalités d'accès

    Restrictions de consultation

  • Modalités de reproductions

    Selon le règlement

  • Instrument(s) de recherche

    Aucun

  • Bibliographie

    Huard, Raymond, "Aux sources de la commémoration du centenaire de 1789 : la vocation révolutionnaire du pasteur Auguste Dide". In: i[Religion, révolution, contre-révolution dans le Midi, 1789-1799]i, Nîmes : J. Chambon, 1990, p. 197-211

  • Indexation :
  • Personne(s)
    Dide, Auguste
  • Fonction(s)
    Pasteur/Publiciste/Sénateur