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Papiers des familles Odier et Soret Inventaire complet (pdf)

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Présentation du fonds

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  • Nom du producteur
    Odier, famille (19e s.)
  • Présentation du producteur

    La famille Odier est originaire de Pont-en-Royans (Dauphiné). Réfugié huguenot, Antoine (vers 1698-1775) acquit la bourgeoisie de Genève en 1714. D'autres Odier s'établirent à Lavigny, puis à Genève. Plusieurs Odier exercèrent d'importantes fonctions politiques, comme David Charles (1765-1850) et Edouard (1844-1919), alors que certains se distinguèrent dans le domaine de la santé, par exemple Louis (1748-1817) et Charles ( 1886-1954), médecins, André (1917-1948), médecin missionaire aux Indes, Lucie (1886-1984), infirmière et vice-présidente honoraire du CICR, et Max (1906-1997), infirmier et fondateur des Ambulances Odier et Fils SA. La famille compta aussi des artistes, dont Edouard (1800-1887) et Jacques (1853-1930), peintres, des ingénieurs, comme Albert (1845-1928) et des architectes (Ernest, 1883-1966). Grâce à un réseau serré de relations et d'alliances matrimoniales, la famille a joué dès le 18e siècle un rôle de premier plan dans le secteur financier national et international, position qui s'est encore renforcée en 1830 avec l'entrée de Charles Edouard (1884-1881) comme associé de la banque genevoise Lombard, Bonna et Cie, qui devient alors Lombard, Odier et Cie (dès 2002 Lombard Odier Darier Hentsch et Cie).
    [Daniela Vaj, "Odier", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 23/11/2010 (traduit de l'italien), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F25545.php]
    Le fonds concerne particulièrement:
    Louis Odier (17 mars 1748-14 avril 1817). Louis Odier est le fils d'Antoine, négociant, et de Louise de Villas. Il épouse en premières noces Suzanne Baux, fille de Jean-Louis, négociant, puis Andrienne Lecointe (circa 1762-1830), fille de Gédéon, pasteur. Il fait ses humanités à l'Académie de Genève, puis étudie la médecine (dès 1767) et obtient son doctorat à Edimbourg (1770). Louis Odier complète sa formation à Londres, Leyde et Paris, avant de revenir à Genève en 1773 où il devient un praticien de renom; il rédige avec Daniel de La Roche et Charles-Guillaume Dunant une pharmacopée genevoise (publiée en 1780), s'intéresse à l'hygiène publique et à l'enseignement de la médecine. Lors de la réunion de Genève à la France, une chaire de médecine lui est attribuée avec le titre de professeur honoraire (1799-1817). Ses cours donnés depuis 1799 pendant six ans sont publiés dans un ouvrage qui constitue une référence pour de nombreux médecins et officiers de santé ("Manuel de médecine-pratique", 1803, 1821). Il acquiert une réputation internationale grâce à son travail de divulgation scientifique et ses relations avec les sociétés savantes européennes; il devient l'un des familiers de Germaine de Staël à Coppet. Collaborateur, dès sa création en 1796, de la Bibliothèque britannique, il fait connaître plusieurs innovations médicales anglaises dans le reste de l'Europe: publiée en octobre 1798, sa recension de l'ouvrage d'Edward Jenner sur la vaccination, paru la même année, permet à l'Europe savante de découvrir cette méthode préventive, dont Louis Odier se fit l'ardent propagandiste. Son activité politique est également notable: il rédigea un projet de Code pénal genevois, fut membre du Conseil des Deux-Cents en 1788, de diverses assemblées politiques durant la période française (président de l'Assemblée nationale genevoise en 1793), ainsi que du Conseil représentatif de 1814 à sa mort.
    extrait de [Vincent Barras, "Odier, Louis", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F14574.php, version du 23/11/2010]
    Jaques-Louis Odier, dit Odier-Odier, Ja[c]ques-Louis ou Louis (9 septembre 1782-18 mai 1843). Jacques-Louis est le fils du médecin Louis Odier et d'Andrienne Lecointe. Il épouse Antoinette-Louise Odier (1795-1859) le 19 novembre 1811. Economiste, il devient président du Tribunal de commerce.
    Nicolas Soret (1759-1830). Nicolas est le peintre ordinaire de Catherine II de Russie. Il épouse en 1792 Jeanne-Louise Duval (1772-1845). Ils ont trois enfants : Frédéric né en 1793 (et probablement mort jeune); Frédéric-Jacob (1795-1865) qui épouse en 1836 Elisabeth Bertheau; et Marie-Nicolas (1789-1871) qui épouse en 1824 Junie Odier (1795-1859), parfois aussi appelée Jenny, notamment dans le Livre du recteur. Ce dernier couple a trois enfants : Frédéric-André (1825-1842), Jacques-Louis (1827-1890) qui épouse Clémentine Odier (1831-1899) et Edmond-François (1830-1832).
    Frédéric-Jacob Soret (1795-1865) est le fils de Nicolas et de Jeanne Louise Duval. Il épouse en 1836 Elisabeth Bertheau, fille de Jean-Alexandre. Ils ont une fille, Marie (1837-1928) qui épouse Adrien Lecointe en 1856. Il étudie la théologie à Genève, obtient son doctorat en 1819, puis part à Paris pour étudier la minéralogie (1819-1820). Il est le précepteur de Charles-Alexandre, futur grand-duc de Saxe-Weimar (1822-1836). De 1822 à 1832, Frédéric Soret est un interlocuteur privilégié de Goethe, dont il traduit l'un des essais en 1831. Il est aussi un ami de Rodolphe Töpffer. De retour à Genève, Frédéric Soret est membre du Conseil représentatif (1836-1841), député à la Constituante (1841), au Grand Conseil (1842 et 1844) et à la Diète (1838, 1841 et 1845).
    extrait de [Jacques Barrelet, "Soret, Frédéric", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F7233.php, version du 08/12/2010]
    [Voir aussi Wahle, Julius, „Soret, Friedrich Jacob“, in: Allgemeine Deutsche Biographie (1892), S. [Onlinefassung]; URL: http://www.deutsche-biographie.de/pnd118615718.html?anchor=adb, consulté le 24 juin 2013]
    Jacques-Louis Soret (1827-1890), est le fils de Marie-Nicolas, négociant, et de Junie [ou Jenny] Odier. Il épouse en 1853 Clémentine Odier, fille de Charles. Après un baccalauréat en lettres et en sciences à l'Académie de Genève, il poursuit ses études à Paris de 1847 à 1852, au Collège de France (auprès d'Henri Victor Regnault) et à l'Ecole polytechnique. Il voyage en Angleterre et en Italie, obtient une licence en physique à l'Académie de Genève en 1852. Il est nommé professeur de physique et de chimie au gymnase libre de Genève (1853), conseiller administratif de Genève (1858-1862) et dirige parallèlement les travaux de la construction du pont du Mont-Blanc. A Heidelberg, Jacques-Louis Soret effectue des recherches sur l'ozone au sein du laboratoire de Robert Wilhelm Bunsen (1862-1863). Il séjourne à Iéna, Weimar et Berlin. Chargé de cours à l'Académie de Genève (1866), professeur ordinaire de physique médicale (1876) à l'Université, recteur (1880-1882), il est également administrateur de l'usine à gaz (dès 1868), Président central de la Société helvétique des sciences naturelles (1880-1886), et membre de l'Académie des sciences de Paris (1890). Il obtient également le titre de Docteur honoris causa de l'université de Bâle (1874) et est nommé chevalier de la Légion d'honneur (1887).
    extrait de [Charles P. Enz, "Soret, Jacques-Louis (1827-1890)", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), version du 06/06/2013 (traduit de l'allemand), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F46167.php]
    Charles Soret (1854-1904), fils de Jacques-Louis. Il épouse en 1880 Madeleine Lullin, fille d'Henri-Amédée, rentier. Il obtient un baccalauréat en sciences mathématiques de l'Académie de Genève (1874) et une licence en sciences mathématiques et physiques de la Sorbonne (1878). Charles Soret passe un semestre dans le laboratoire de Robert Wilhelm Bunsen à Heidelberg. A la création de l'Ecole de chimie de Genève (1879), il est professeur suppléant de minéralogie, désormais séparée de la chimie minérale, puis ordinaire dès 1881. Il occupe la chaire de professeur de physique expérimentale à l'Université de Genève (1887-1900) et est nommé recteur en 1898-1900. Après s'être fait un nom dans l'étude du phénomène de la diffusion thermique (découverte de l'"effet Soret" en 1879), il consacre l'essentiel de ses recherches à l'optique et à la cristallographie. Son enseignement est résumé dans les Eléments de Cristallographie physique (1893).
    extrait de [René Sigrist, "Soret, Charles", in Dictionnaire historique de la Suisse (DHS), url: http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F49509.php, version du 24/05/2013]

  • Modalités d'entrées

    Don de l'ambassadeur René Naville en 1960, 1969 et 1970. Achat en 1988.

  • Numéro(s) d'entrée
    1960/25, 1969/34, 1970/3, 1988/2
  • Présentation du contenu

    Ms. fr. 4164-4187 : Correspondance, journaux de la famille Odier : Jaques-Louis Odier, Clémentine Soret-Odier. Correspondance de la famille Soret au professeur Jean-Pierre Maunoir. Lettres d'Auguste de la Rive à Louis Soret. Correspondance, journaux, notes, papiers personnels de la famille Soret : Louis Soret, Charles Soret, Frédéric Soret.
    Ms. fr. 4188-4192 : Correspondance de divers professeurs de l'Université de Genève
    Ms. fr. 4193-4199 : Pensées Andrienne Galiffe
    Ms. fr. 5641-5660 : Correspondance, papiers, journaux et notes de Louis Odier et ses deux épouses : Suzanne Baux et Andrienne Lecointe et leurs familles, Jean-Louis-[Gédéon] Odier, Jacques-Louis Odier, Amélie Odier, Junie Soret-Odier, Suzanne Odier-Céard et Charles Odier.

  • Mode de classement

    Par série

  • Modalités d'accès

    Libre

  • Modalités de reproductions

    Selon le règlement

  • Sources complémentaires

    - CH BGE Cours univ. : Collection de Cours universitaires
    - CH BGE Ms. fr. 1378 : Correspondance de Germaine de Staël à la famille Odier
    - CH BGE Ms. fr. 2491-2502 : Papiers Frédéric Soret
    - CH BGE Ms. fr. 3281-3286 : Papiers Jacques-Louis Odier
    - CH BGE Ms. fr. 3287-3290, 4151-4163 : Papiers Louis Odier
    - CH BGE Ms. fr. 5661-5721 : Papiers famille Soret
    - CH BGE Ms. var. 20 : Papiers Soret-Custine
    - CH AEG : Familles Soret - Duval - Lecointe - Humbert - Hentsch (1992/20)

  • Bibliographie

    - "Dictionnaire historique de la Suisse"
    - Galiffe, J.-A., "Notices généalogiques sur les familles genevoises", Slatkine, 1976
    - Soret, Charles (éd.), "Catalogue des ouvrages, articles et mémoires publiés par les professeurs de l'Université de Genève ainsi que des travaux des départements et thèses présentées aux diverses facultés pour l'obtention de grades universitaires de 1873 à 1895 [...]", Genève, Université de Genève, 1896, 402 p. (Documents pour servir à l'histoire de l'Université de Genève ; 4)
    - Vaj, Daniela, "Médecins voyageurs : théorie et pratique du voyage médical au début du XIXe siècle, d'après 2 textes genevois inédits : les "Mémoires sur les voyages médicaux (1806-1810) de Louis Odier et [...]", Genève, Georg, 2002, 345 p. (Bibliothèque d'histoire de la médecine et de la santé). Ouvrage qui s'appuie notamment sur ce fonds : Ms. fr. 4157-4163, 4165, 5641, 5654-5657

  • Note(s) de l'archiviste

    L'inventaire original figure dans les catalogues dactylographiés suivants :

    - Catalogue dactylographié 13, f. 174-232 (Ms. fr. 4164-4199) réalisé par Tibor Denes, Janine Buenzod, Anne-Marie Pfister et Anne-Françoise Press, sans date [don 1960/25]

    - Catalogue dactylographié 29, f. 56-70 (Ms. fr. 5641-5660) réalisé par Corinne Chevrot, Francine Eglin et Annick Ehrenström, en 1984 [don complémentaire 1970/3]

    Les données de ces inventaires ont été intégralement ressaisies et adaptées aux normes ISAD(G) et indexées dans cette notice xml par Hélène Denebourg en 2013. Des compléments d’information concernant le contenu et la cote ont également été introduits, si nécessaire, à partir des fiches et des documents eux-mêmes.

  • Indexation :
  • Famille(s)
    Odier, famille/Soret, famille